Archive for the ‘Fraud - Fraude’ Category

Fraudeurs arrêtés – Le Journ…

02.27.10

Fraudeurs arrêtés – Le Journal de Québec http://su.pr/1eIFVF

  • Share/Bookmark

Ligne éthique du vérificateur général

12.15.09

Témoin d’un acte répréhensible? Posez le bon geste! – Mise en place de la ligne éthique du vérificateur général – CNW Telbec (Communiqué de presse) http://su.pr/67XbAt

  • Share/Bookmark

More Earl Jones !

08.18.09

$12.3M allegedly siphoned by Earl Jones, his wife

The Gazette (Montreal) - ‎Il y a 24 minutes‎

Earl Jones siphoned $12.3 million out of the Earl Jones Corp. between 1987 and 2009, according to an accounting firm’s report made public Tuesday. 

Who is Earl Jones?Canada.com

Earl Jones‘ bank statements missing: trustee Edmonton Sun

‘Very little’ left in Earl Jones‘ accounts: Accountant Canada.com

The Gazette (Montreal)

31 autres articles »

  • Share/Bookmark

Earl Jones: 12,3 M$ de dépenses personnelles

08.18.09

LesAffaires.com‎Il y a 33 minutes‎

Un nombre important de livres et registres étaient manquants au bureau d’Earl Jones Corporation. Photo : Presse Canadienne Le présumé fraudeur Earl Jones
  • Share/Bookmark

Petition Earl Jones

08.10.09

We have seen countless, large scale financial fraud cases recently in Canada, including: Mount Real; Norshield; Norbourg; Triglobal; Globex; Earl Jones Corp., and most recently, PML; (just to name a few). Convictions resulted with little or no punitive consequences for those criminally responsible. The state of our judicial system, regardless of legislation or sentencing principles, currently allows for those committing fraud ample opportunity to disperse and conceal stolen funds, premeditate an organized plan of escape, and to take advantage of ridiculously low bail settings which provide additional months of freedom in which to continue these evasive manoeuvres. Finally, once and if they are convicted, they serve, on average, a paltry fraction of an already much too lenient sentence. Our Mission is to change the current laws governing “Financial Crime” to more closely mirror those which apply to “Crimes Against a Person,” thereby strengthening the existing and unacceptably weak sentencing guidelines enjoyed by these financial predators. The penalties for white collar crime against individuals need to be stiffened to apply cumulative and consecutive sentences for each individual charge and victim and any associated family assets frozen to prevent premeditated and elusive liquidation. We also support the push for the creation of a unified, Financial Regulatory Body in Canada, empowered with the requisite resources and authority to detect and prevent these massive fraud schemes in the future. We need your support for these initiatives in order to serve and protect all investors, current and future, and reinforce a much needed focus on investor security and market integrity.It is time we demand Canada’s court system take sentencing principles far more seriously and cease in handing down insufficient penalties that encourage white collar criminals to continue victimizing our hard working and most vulnerable citizens. It is time that we, as a society, take an active role in pursuing strong and effective legislation to ensure the justice and security that we all deserve. Please participate in this action and attach your signature in this petition to support the fight against financial crime in Canada.

Go here: http://sswcc.epetitions.net/

  • Share/Bookmark

Une nouvelle fraude pyramidale éclate au Québec

08.10.09

(Trois-Rivières) Une nouvelle affaire d’investisseurs présumément floués vient d’éclater en Mauricie alors que Michel Gariépy, 52 ans, doit répondre de fraudes de plusieurs centaines de milliers de dollars. Selon Me Maxime Chevalier, le procureur aux poursuites criminelles et pénales chargé du dossier, le montant des fraudes visées par l’acte d’accusation pourrait éventuellement dépasser 1 million de dollars.

C’est une enquête menée par la division des délits commerciaux de la GRC sur la faillite déclarée par Gariépy en 2007 qui a débouché sur des accusations criminelles. Cette faillite de l’ordre de 2,18 millions $ compte pas moins de 76 créanciers parmi lesquels un homme de Shawinigan-Sud qui aurait perdu 345 000 $ et un couple de Shawinigan, 221 000 $. Saisie du dossier, la police fédérale a conclu que cette faillite avait un caractère frauduleux.

Michel Gariépy, nouvellement installé à Drummondville – il résidait jusque là sur la rue Deveau à Trois-Rivières -, a été décrit par plusieurs personnes comme un homme affable.

Un voisin, Sylvain Dubeau, a déclaré qu’il n’avait que de bons mots pour cet individu. «Je le connaissais depuis trois ans et je n’ai rien à redire contre lui», a-t-il mentionné en se disant surpris des accusations portées contre cet homme.

Michel Gariépy aurait oeuvré dans le domaine de la comptabilité au cours des années 90 à Grand-Mère et à Trois-Rivières mais n’était pas rattaché à un bureau de courtage ou à une institution bancaire reconnue.

Au fil des ans, il aurait offert à des clients et à des connaissances de lui confier leurs économies pour les faire fructifier. Des rendements exceptionnels allant de 15 % à 50 % auraient été promis.

Pour se donner une bonne crédibilité, Michel Gariépy aurait déclaré aux investisseurs qu’il faisait affaires avec une banque connue en Suisse qui offrait un retour sur l’investissement supérieur à toute autre institution.

Mais selon le rapport du séquestre officiel, l’accumulation de dettes (emprunts graduels) en disant que c’était pour des placements en Suisse était faux.

Dans une déclaration faite au séquestre, Michel Gariépy dira que longtemps après avoir constaté son insolvabilité, il essayait de trouver une solution miracle. Il dit s’être rendu en Suisse en 1992 et y avoir visité une banque, mais il n’y a pas ouvert de compte. Il révélera aussi ne pas avoir tenu de comptabilité informatique concernant les emprunts.

Il signait des reconnaissances de dettes et des billets d’emprunt qui étaient soit remboursés soit renouvelés. Gariépy précisera lors de son interrogatoire avec le séquestre Alain Jolicoeur qu’il n’a pas conservé de trace des remboursements qu’il a effectués. L’argent emprunté lui était versé comptant.

Il aurait admis par ailleurs avoir fait de fausses déclarations en soutenant que l’argent emprunté était utilisé comme placement. Il a dit aussi que son tout premier emprunt ayant conduit à sa faillite de 2 millions $ avait été fait en 1992.

En juin dernier, Michel Gariépy a choisi de s’installer à Drummondville où il occupe un emploi à Postes Canada. Un mandat d’arrestation visé avait été émis contre lui le 18 juin dernier, mais il s’est finalement rapporté aux autorités.

Sa comparution pour les accusations de fraude est prévue le 13 août au palais de justice de Trois-Rivières.

Son procureur, Me René Duval, s’est montré avare de commentaires, hier, sinon pour dire qu’on n’était pas ici en présence d’un dossier de l’envergure des Vincent Lacroix, Earl Jones, Normand Burns et autres. Selon Me Duval, il faut faire la part des choses entre le bilan statutaire du dossier de faillite et celui de fraudes pour lesquels des accusations criminelles ont été portées.

«Le libellé de l’accusation est vague sur les moyens dolosifs qu’aurait utilisés mon client», a noté l’avocat qui met en garde de tirer des conclusions avant que ne s’instruise un procès. «Je peux vous dire, à la lumière des informations dont je dispose, qu’il n’y a pas faillite frauduleuse», assure Me Duval en ajoutant que les montants en litige ne dépassent les trois quarts de million de dollars.

Pour sa part, Me Chevalier estime que la preuve recueillie par la GRC démontrera que Michel Gariépy a promis des rendements faramineux aux investisseurs.

«Les informations qui me parviennent de ces investisseurs sont à l’effet que Michel Gariépy leur a fait croire qu’ils gagneraient gros s’ils lui confiaient leur argent», a précisé le procureur qui a souhaité ne pas commenter davantage ce dossier.

Source: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200908/05/01-889853-une-nouvelle-fraude-pyramidale-eclate-au-quebec.php

  • Share/Bookmark

Autre cas de fraude présumée en Mauricie

08.10.09

La Mauricie est secouée par une nouvelle histoire de fraude présumée qui pourrait dépasser 1 million de dollars.

Dossier spécial fraudes: Les Affaires

Michel Gariépy, 52 ans, a été accusé de fraudes de plusieurs centaines de milliers de dollars, mais la poursuite s’attend à ce que ce montant dépasse le million, selon Le Nouvelliste.

Le quotidien de Trois-Rivières rapporte que c’est l’enquête menée par la GRC sur la faillite déclarée par M. Gariépy il y a deux ans qui a débouché sur ces accusations criminelles.

Le présumé fraudeur avait alors déclaré une faillite de 2,18 millions $ et comptait pas moins de 76 créanciers. Certains ont perdu jusqu’à 221 000 $ et même 345 000 $.

Comme bien d’autres fraudeurs, Michel Gariépy, a été décrit par plusieurs personnes comme un homme affable. «Je le connaissais depuis trois ans et je n’ai rien à redire contre lui», a mentionné un voisin en se disant surpris des accusations portées contre l’homme.

Michel Gariépy aurait oeuvré dans le domaine de la comptabilité au cours des années 90 à Grand-Mère et à Trois-Rivières, mais n’était pas rattaché à un bureau de courtage ou à une institution bancaire reconnue.

Source: http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2009-08-05/496564/autre-cas-de-fraude-preteacutesumeteacutee-en-mauricie.fr.html

  • Share/Bookmark

Un résidant de Drummondville accusé de fraude pyramidale

08.10.09

Un résidant de Drummondville, Michel Gariépy, est traduit en justice pour une fraude présumée d’un montant total de près de 500 000 $ à l’encontre d’une vingtaine d’investisseurs.

Radio-Canada a fait état de cette nouvelle prétendue affaire de fraude pyramidale, mardi.

L’homme de 52 ans aurait utilisé le stratagème de Ponzi, cité récemment dans la cause d’Earl Jones, le soi-disant conseiller financier accusé de huit chefs de fraude et de vol. Cette combine consiste à prendre l’argent des derniers déposants pour verser les intérêts aux premiers investisseurs du groupe.

Les actes frauduleux auraient été commis entre 1993 et 2007.

Une cinquantaine de victimes pourraient s’ajouter à celles qui se sont déjà manifestées.
Toujours selon Radio-Canada, l’enquête a été menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) après que l’accusé eut déclaré une faillite de près de 2 millions $.

Michel Gariépy doit revenir devant le tribunal le 13 août.

Source: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2009/08/20090805-074214.html

  • Share/Bookmark

How a Ponzi scheme works

08.01.09

YouTube Preview Image
  • Share/Bookmark

Encore une fraude possible !

08.01.09

Après les soupçons qui pèsent sur Earl Jones, un autre système d’investissement pyramidal pourrait être mis à jour sous peu à Montréal. Des investisseurs montréalais auraient été floués par Progressive Management Ltd, une entreprise située aux Bahamas.

L’avocat Jacob L. Rothman, qui représente les deux présumées victimes, a intenté cette semaine des poursuites judiciaires. Ses clients auraient été sollicités par deux conseillers de la région de Montréal qui les ont convaincus d’investir dans Progressive Management Limited. L’avocat affirme que la compagnie n’existe plus.

Les investisseurs disent avoir reçu le fruit de leurs placements au début, avant de connaître des problèmes à partir d’avril 2005. En février 2006, la société leur a envoyé une lettre les informant qu’elle devait mettre de l’ordre dans ses finances. Depuis février 2008, ils n’ont eu aucune nouvelle.

Selon Jacob Rothman, d’autres présumées victimes pourraient aussi se manifester.

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/07/31/003-poursuite-pml.shtml

  • Share/Bookmark

Charles Ponzi et Montréal

07.31.09

Charles Ponzi (3 mars 1882 Lugo, Italie - 18 janvier 1949}} Rio de Janeiro, Brésil)

Charles Ponzi (3 mars 1882 Lugo, Italie - 18 janvier 1949}} Rio de Janeiro, Brésil)

Carlo Pietro Giovanni Guglielmo Tebaldo (Charles) Ponzi est le concepteur d’un mode d’escroquerie élaboré sur une chaîne d’emprunt, chacun d’entre eux étant assuré par un nouvel emprunt plus élevé. Pour que les recettes continuent à couvrir les engagements, il faut une croissance des souscriptions. Dès que celle-ci se ralentit, la cessation de paiement fait découvrir le système de cavalerie. Cette technique d’escroquerie, punie depuis longtemps comme délit, est aussi appelée chaîne de Ponzi. Carlo Pietro Giovanni Guglielmo Tebaldo Ponzi est né à Lugo en 1882 dans une famille originaire de Parme. Il aurait travaillé comme postier avant de passer quatre ans à l’Université de Rome La Sapienza.

Boston

C’est le 15 novembre 1903 que Ponzi arrive à Boston à bord du S.S. Vancouver. Selon ses propos à un journaliste du The New York Times, il n’avait que 2.50$ en poche, ayant perdu toutes ses économies au jeu pendant la traversée. Notons que beaucoup de détails de la vie de Ponzi proviennent de ses déclarations ce qui les rendent sujets à caution, compte tenu de son sens de l‘affabulation. À Boston, il occupe plusieurs emplois dont celui de garçon dans un restaurant d’où il sera congédié au motif de vol. Il apprend qu’un de ses compatriotes, Luigi Zarossi s’était installé à Montréal et y avait prospéré grâce au commerce de cigares

Montréal

Il quitte donc Boston pour Montréal en juillet 1907 avec un dollar en poche. Zarossi avait toujours sa boutique de cigares, rue Saint-Jacques, mais il avait également mis sur pied une institution financière, la Banca Zarossi qui visait à encaisser les économies des immigrants italiens. Pour attirer les déposants, Zarossi offre 6% d’intérêt alors que les autres banques n’offraient que 2%. Ponzi y obtient un emploi en se faisant passer pour Charles Bianchi, un parent de la riche famille Bianchi (famille totalement fictive) en Italie. Il entre comme caissier avant d’y assumer des fonctions plus importantes. Il constate rapidement que Zarossi ne peut offrir un taux aussi élevé qu’en pigeant à même l’argent des nouveaux déposants, et que si tous les déposants réclamaient leur argent, c’était la faillite. Quand en 1908, les déposants commencèrent à avoir des doutes, Zarossi s’enfuit au Mexique avec la caisse, laissant femme et enfants à Montréal.

Bien que Ponzi ait pu jouer un rôle dans le fraude de Zarossi, aucune accusation ne sera portée contre lui et c’est la modique somme de 423.58$ qui lui vaudra la prison : il se présente un jour chez un ancien client de Zarossi, Canadian Warehousing, subtilise un chéquier et se fait à lui-même un chèque de 423.58$ en contrefaisant la signature du directeur de l’agence, Damien Fournier. Démasqué, il est condamné à trois ans d’incarcération à la prison de St-Vincent-de-Paul. Après 20 mois, il est relâché, mais dans les mois qui suivent, il est à nouveau arrêté pour avoir tenté de faire entrer illégalement des ouvriers italiens aux États-Unis. Il purgera une peine de deux dans une prison d’Atlanta.

La grande fraude de 1919

À sa sortie de prison, Ponzi retourne à Boston où il organise alors la grande fraude qui porte son nom, la chaîne de Ponzi, un système pyramidal dont l’envergure dépassera largement celle de la Banca Zarossi. Il promettait à l’investisseur un intérêt de 30% en 45 jours et de 240% en un an. Environ 40 000 victimes mordirent à l’hameçon. La rapidité de croissance de la bulle ainsi produite n’aura d’égal que la déconfiture des investisseurs lorsque celle-ci éclatera en 1920. Il s’ensuivra plusieurs procès, peines d’emprisonnement et, aussi incroyable que cela puisse paraître, d’autres combines chaque fois qu’il sera relâché. Le nom de Ponzi devient alors aussi infâme que celui de Madoff aujourd’hui.
La fin

Quand il est libéré en 1934, le gouvernement donne l’ordre de le déporter en Italie où il organise plusieurs arnaques sans grand succès. Benito Mussolini lui offrie un poste à la section financière du gouvernement, mais son comportement sans scrupule le force à fuir vers le Brésil non sans avoir subtilisé un montant non divulgué au Trésor italien. Pour le reste de sa vie, il vit d’expédients, faisant à l’occasion de la traduction. Après plusieurs accidents de santé qui le laissèrent pratiquement aveugle, il meurt complètement ruiné dans un hôpital public de Rio de Janeiro le 18 janvier 1949.

Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Ponzi
http://www.canada.com/news/national/PONZI+MONTREAL+LINK/1771602/story.html

  • Share/Bookmark

Les grandes fraudes québécoises

07.31.09

Earl Jones a été formellement accusé de huit chefs d’accusation et ses propriétés ont été saisies. Depuis deux ans, les poursuites judiciaires contre les conseillers financiers ont quadruplé. Retour sur quelques célèbres fraudes québécoises.

Norbourg : des retraits en apparence légitime

L’affaire Norbourg est bien connue. Le scandale éclate en août 2005. Le fondateur et ex-président de Norbourg, Vincent Lacroix, est alors soupçonné de tromper la vigilance du gardien de valeurs, Northern Trust (NT), où se trouvait l’argent des clients qui investissaient dans les fonds Norbourg et Évolution. Les soupçons se transformeront rapidement en accusations et, en 2007, Vincent Lacroix sera finalement reconnu coupable. La fraude est estimée à 130 millions de dollars.

Son stratagème : effectuer des retraits ayant l’apparence d’être légitimes auprès de Northern Trust. Toutefois, au lieu de retourner l’argent aux clients, celui-ci prenait le chemin des comptes bancaires de Norbourg et de Vincent Lacroix. Ne restaient plus qu’à maquiller les opérations de faux documents et de trafiquer ses propres livres.

Mount Real : brouiller les pistes pour mieux frauder

En septembre 2008, l’Autorité des marchés financiers (AMF) décide de frapper. Elle porte 682 chefs d’accusation contre cinq dirigeants de Mount Real : Lino P. Matteo, Paul D’Andrea, Joseph Pettinicchio, Laurence Henry et Andris Spura. La fraude est évaluée à 130 millions de dollars. Le modus operandi de la société aurait été le suivant : Mount Real, dont la principale activité était de vendre des abonnements à des magazines, était financé à même les fonds recueillis auprès des investisseurs.

La société aurait mis en place des transactions fictives pour améliorer l’image de la situation financière de l’entreprise. Mount Real aurait brouillé ses activités dans un organigramme des plus complexes qui regroupe environ 120 sociétés créées au fil des ans.

Triglobal : Themis Papadopoulos toujours introuvable

Automne 2007. Dans le cadre d’une enquête, l’Autorité des marchés financiers constate des placements illégaux dans des paradis fiscaux aux Iles Cayman et aux Bahamas. Ces placements étaient offerts par Triglobal auprès d’individus et/ou d’entités corporatives. L’enquête démontre alors que des Québécois avaient investi entre 10 000 $ et 350 000 $ chacun par l’entremise de Triglobal au cours des dix dernières années.

Le gouvernement du Québec réagit. En décembre 2007, il nomme un administrateur externe pour assurer la gestion de la société ; les fonds et les activités de plusieurs des entreprises Triglobal sont gelés. Plus ou moins, ce sont 160 investisseurs qui ont perdu dans cette histoire. L’administrateur externe, Jean Robillard, n’a retrouvé que 2,5 millions des 86 millions offshore, ce qui ne représente moins de 3% du total.

Depuis, le président de Triglobal, Themis Papadopoulos, est introuvable. Selon plusieurs sources, il serait à l’extérieur du pays.

EnviroMondial : 346 fois coupable

En septembre dernier, Stevens Demers a été reconnu coupable de 346 chefs d’accusation. Le fondateur de l’entreprise Enviromondial a aidé deux de ses firmes étrangères à distribuer illégalement au Québec des actions de United Environmental Energy Corporation, une firme-écran américaine cotée à une Bourse “Pink Sheet” non réglementée à New York.
Stevens Demers n’en était pas à son premier délit.

Pourtant, dès 2002, on lui avait interdit de vendre des actions d’Enviromondial puisqu’il ne détenait aucun permis pour le faire et qu’il n’avait émis aucun prospectus. Il avait alors fait fi de l’interdiction. Les petits investisseurs victimes de la fraude auraient perdu entre trois et 10 millions de dollars.

Le président de l’association des actionnaires d’Enviromondial fait actuellement pression pour que l’AMF porte de nouvelles accusations, mais cette fois contre des collaborateurs de Stevens Demer

Source: http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2009-07-30/496401/les-grandes-fraudes-queteacutebeteacutecoises.fr.html

  • Share/Bookmark

Humm… email recu hier !

07.31.09

Bonjour Mr/Mme,

Je sais que mon message va vous paraître quelque peu insolite, mais ayez confiance car je suis une personne honnête. Je voudrais que vous y prêtiez une attention particulière car le grand humaniste Raoul Follereau nous a enseigné que « nul n’a le droit d’être heureux tout seul ».
Je suis GABRIEL CHARIOT de nationalité Belge. J’ai résidé il y a quelques temps en Côte d’Ivoire suite à des affaires florissantes que j’ai entrepris dans le domaine agricole (sésame, hévéa) et dans l’or. Ce qui m’a permis de bénéficier d’importants fonds évalués à ce jour à la somme de DEUX CENT TRENTE ET UN MILLE HUIT CENT FRANCS SUISSES  (231.800 ,00 CHF).

Je suis actuellement en observation en NOUVELLE CALEDONIE  d’où je vous écris ce message.
Je souffre  malheureusement d’une terrible Tumeur de cerveau qui est en phase terminale, c’est à dire que je suis condamné à une mort sûr et certaine.
Mon médecin traitant vient même de m’informer que mes jours sont comptés du fait de mon état de santé dégradé. Or ma situation est telle que je n’ai ni ma femme, ni mes enfants, ni mes proches ne pourront jouir de mon héritage.
C’est pour cela que je voudrais de façon gracieuse et dans le souci d’aider les démunis, vous léguer ces fonds afin de vous permettre d’édifier une Fondation qui portera mon nom.

Je vous prie de bien vouloir accepter cette offre pour ne pas que mes Avoirs deviennent systématiquement la propriété du gouvernement de Côte d’Ivoire.

Dès réception du dit message, je vous prie de bien vouloir me contacter de toute urgence mon avocat: MAÎTRE BOONE DANIEL JACQUES  et son e-mail est : …

Avec toutes vos coordonnées pour me permettre de vous mettre en contact avec le Notaire qui s’occupera de la procédure de cette donation et du transfert des fonds auprès de vous.
Je compte dès lors sur votre promptitude et surtout je vous demande de faire un bon usage de ces fonds quand ils vous seront transférés et mis à votre disposition.

J’attends surtout votre réponse et aussi les informations, dès que possible car je ne sais Quant je quitterais ce Beau Monde.

Que DIEU vous Bénisse,
GABRIEL CHARIOT

  • Share/Bookmark

De l’argent de Norbourg a été retrouvé

07.31.09

Un agent de la GRC devant les bureaux de Norbourg

Photo: La Presse Canadienne /Paul Chiasson

Un agent de la GRC devant les bureaux de Norbourg

Développement dans l’affaire Norbourg.

Des huissiers ont perquisitionné la résidence de l’ancien bras droit de Vincent Lacroix, Éric Asselin, ainsi que celles de sa mère et de son frère, situées à Beauport, dans la région de Québec.

Ils ont saisi une voiture d’une valeur de 45 000 $ et une somme de 50 000 $ cachés au domicile de sa mère. Ils ont également découvert 75 000 $ dollars dans le coffret de sûreté de sa banque.

Les huissiers croient que l’argent retrouvé a pu être enterré car ils ont trouvé des résidus de terre sur les sacs de plastique dans lesquels l’argent était enveloppé. Ils ont même creusé à différents endroits dans les propriétés visées à la recherche d’autres sommes, mais en vain.

Si l’argent récupéré représente des sommes obtenues grâce au travail d’Eric Asselin chez Norbourg, il va servir à rembourser les 9200 investisseurs qui ont perdu 130 millions de dollars qu’ils avaient confiés à Vincent Lacroix.

Ancien vérificateur à la Commission des valeurs mobilières du Québec, Éric Asselin est entré chez Norbourg en mars 2002, à titre de vice-président aux finances.

Il est devenu délateur peu avant que le scandale éclate au grand jour. Il a signé des ententes avec la GRC et l’Autorité des marchés financiers (AMF). En échange d’informations, il s’assure de ne jamais être poursuivi.

En février 2006, il avait livré un témoignage accablant pour Vincent Lacroix au syndic de faillite Richter.

Il a déclaré faillite en 2007

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/07/30/005-Norbourg-Argent.shtml

  • Share/Bookmark

Groupe Facebook: SWINDLED BY EARL JONES CORP.

07.28.09

Un groupe a été créé sur Facebook pour ceux qui ont été victimes présumées de Earl Jones: http://www.facebook.com/group.php?gid=100852336733

  • Share/Bookmark

Earl Jones retrouvé

07.28.09

Après près de trois semaines de cavale, le conseiller financier montréalais Earl Jones, soupçonné de fraude fiscale, s’est rendu à la Sûreté du Québec (SQ).

Les policiers sont venus le chercher au bureau de son avocat, lundi en début d’après-midi, à Westmount.

Il a ensuite été conduit au quartier général de la SQ à Montréal pour être questionné. Aucune accusation n’a encore été portée contre lui.

Peu avant 20 h, M. Jones a quitté le quartier général de la SQ sous haute surveillance policière. Il a été escorté jusqu’à un poste de la SQ à Longueuil, où il passera la nuit, en attendant sa comparution, mardi, au palais de justice de Montréal.

Selon son avocat, Jeffrey K. Boro, Earl Jones pourrait être accusé de vol et de fraude.

Après avoir reçu des plaintes d’investisseurs, le 8 juillet, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a découvert qu’entre 30 et 50 millions de dollars avaient disparu des comptes de M. Jones.

Il semble que M. Jones proposait ses services de gestion à des personnes qui venaient de toucher un héritage. Il les aurait bernés en utilisant la pyramide de Ponzi, un stratagème qui permet d’offrir des rendements élevés en utilisant l’argent des derniers déposants.

Le gestionnaire montréalais Earl Jones

Earl Jones

Nombreux sont ceux qui ont perdu des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars. Certains se retrouvent avec d’importants arriérés d’impôts sur le revenu, puisqu’ils avaient confié à M. Jones la responsabilité de leurs relations avec le fisc.

La Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada mènent une enquête à ce sujet.

Jeudi dernier, la Cour supérieure a donné jusqu’au 29 juillet prochain à l’homme d’affaires pour se manifester. Si Earl Jones ne se présente pas devant le tribunal à cette date, la Cour ordonnera vraisemblablement, « par défaut », la mise en faillite de son entreprise, la Corporation Earl Jones. Cette mise en faillite toucherait seulement les biens relatifs à son entreprise, et non, pour le moment, ses biens personnels.

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/07/27/001-earl-jones-arrestation.shtml

  • Share/Bookmark

Earl Jones est toujours au Canada

07.22.09

Le conseiller financier Earl Jones, soupçonné d’une fraude pyramidale de 30 à 50 millions de dollars, est toujours au Canada et a retenu les services d’un avocat pour coopérer avec la police. C’est ce qu’a révélé mardi l’avocat Jeffrey Boro à plusieurs médias.

Me Boro a indiqué que Earl Jones, porté disparu depuis près de deux semaines, a fait un court séjour au Massachusetts pour voir une de ses filles. Selon lui, la police en aurait été informée.

En dehors de ce bref voyage aux États-Unis, M. Jones est demeuré au Canada, a assuré l’avocat de la défense qui n’a cependant pas précisé l’endroit exact où il se trouve. « Les rumeurs voulant qu’il soit à l’étranger sont fausses. Il est au Canada. Il est en contact constant avec moi et je suis en contact avec la police », a-t-il déclaré.

« De toute évidence, M. Jones est conscient que plusieurs personnes sont en colère contre lui et je pense que c’est pour cette raison qu’il s’est fait très discret ces derniers temps », a précisé Me Boro au quotidien montréalais The Gazette.

Me Boro s’inquiète par ailleurs pour la santé de son client. « C’est une personnes très très dépressive », a-t-il ajouté.

Après avoir reçu des plaintes d’investisseurs, le 8 juillet, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a découvert qu’entre 30 et 50 millions de dollars avaient disparu des comptes de M. Jones.

L’homme d’affaires de Dorval ne fait actuellement l’objet d’aucune accusation et d’aucun mandat d’arrestation. La Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada mènent cependant une enquête à son sujet. Me Boro a confirmé qu’il doit rencontrer sous peu les autorités policières, mais sans préciser la date.

Jeudi dernier, la Cour supérieure a donné jusqu’au 29 juillet prochain à l’homme d’affaires pour se manifester. Si Earl Jones ne se présente pas devant le tribunal à cette date, la Cour ordonnera vraisemblablement, « par défaut », la mise en faillite de son entreprise, la Corporation Earl Jones. Cette mise en faillite toucherait seulement les biens relatifs à son entreprise, et non, pour le moment, ses biens personnels.

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/07/21/003-earl-jones-canada.shtml

  • Share/Bookmark

L’Affaire Earl Jones dans les médias

07.21.09

Réplique cinglante aux excuses de la famille Jones

Canoë‎Il y a 13 heures‎
Ginny Nelles, une cliente d’Earl Jones, a répliqué aujourd’hui de manière cinglante aux excuses publiques que la famille du financier montréalais a
La Presse Affaires‎20 juil. 2009‎
Les investisseurs qui ont confié leurs économies à Earl Jones ont rencontré les policiers, vendredi dernier, pour en savoir d’avantage sur la présumé fraude

La famille d’Earl Jones brise le silence

La Presse Affaires‎19 juil. 2009‎
Earl Jones, au centre, sa femme, Maxine, à gauche, en compagnie de membres de la famille Nelles, dont Wendy (au centre), elle-même victime de la fraude.

L’épouse et la fille d’Earl Jones présentent des excuses aux victimes

La Presse Canadienne‎19 juil. 2009‎
MONTREAL — L’épouse et la fille du conseiller financier Earl Jones, soupçonné d’avoir floué ses clients pour environ 50 millions $, ont présenté, dimanche,

Une femme de Pointe-Claire dépossédée de 6,5 millions

La Presse Affaires‎19 juil. 2009‎
Earl Jones est introuvable depuis près de deux semaines. Personne ne répond à la porte de son appartement de Dorval. Le financier déchu Earl Jones pourrait

Une famille aurait perdu 6,5 M$

Canoë‎20 juil. 2009‎
Une famille de Pointe-Claire aurait perdu à elle seule presque 6,5 millions de dollars dans la fraude présumée d’Earl Jones. Dans un document présenté en

L’affaire Earl Jones: retours forcés au travail et chocs

La Presse Affaires‎18 juil. 2009‎
Jusqu’à ce qu’elle apprenne que les 400 000$ qu’elle avait confiés au financier déchu Earl Jones se sont probablement volatilisés. «C’est tout un changement

Une famille pourrait avoir perdu 6,5 millions $

Le Journal de Québec‎Il y a 8 heures‎
Le financier montréalais Earl Jones, soupçonné d’avoir orchestré une fraude d’au moins 50 millions, est toujours introuvable.

La famille d’Earl Jones brise le silence

Rock Détente‎19 juil. 2009‎
La femme et les enfants d’Earl Jones transmettent leurs plus profonds regrets aux investisseurs floués par le consultant de Pointe-Claire, soupçonné d’avoir

La famille s’excuse

Radio-Canada‎19 juil. 2009‎
C’est par voie de communiqué transmis dimanche par une firme de relations publiques que la femme et la fille du conseiller financier Earl Jones ont présenté

Déclaration de l’épouse et des filles d’Earl Jones

Canada NewsWire (press release)‎19 juil. 2009‎
/CNW Telbec/ – Nous sommes dévastées par ce qui est arrivé à toutes les personnes qui ont accordé leur confiance à Earl Jones; il était non seulement leur

Sa famille est «dévastée»

Canoë‎19 juil. 2009‎
La famille du conseiller financier Earl Jones, recherché pour une fraude avoisinant les 50 M$, tient à exprimer «ses regrets les plus sincères» à l’endroit

Une famille flouée de 6,5M$

Rock Détente‎20 juil. 2009‎
Une famille de Pointe-Claire aurait perdu 6 millions et demi de dollars aux mains du présumé fraudeur Earl Jones. Une requête a été déposée par Pamela
  • Share/Bookmark

Réplique cinglante aux excuses de la famille Jones

07.21.09

Ginny Nelles, une cliente d’Earl Jones, a répliqué aujourd’hui de manière cinglante aux excuses publiques que la famille du financier montréalais a exprimées dans un communiqué dimanche.

« Sa famille ne sera sûrement pas à la recherche de comptables, de notaires, d’avocats sans les fonds [pour les payer]. Sa famille n’appelle pas le numéro de Jeunesse au Soleil pour obtenir des soins médicaux et alimentaires de base. Sa famille n’a probablement pas de difficulté à dormir parce qu’elle ne sait pas où elle va vivre le mois prochain », écrit Ginny Nelles, une cliente d’Earl Jones qui s’était déjà exprimée dans les médias.

La lettre de Mme Nelles est une réplique directe au communiqué qu’ont fait parvenir la femme et la fille d’Earl Jones aux médias dimanche. Dans celui-ci, elles se disent « dévastées par ce qui est arrivé à toutes les personnes qui ont accordé leur confiance » à l’homme qu’elles décrivent comme « un mari attentionné, un père et un grand-père affectueux, ainsi qu’un membre respecté de sa collectivité ».

La femme et la fille de Jones poursuivent qu’elles peinent à croire que le Earl Jones qui s’est révélé récemment existe. Kristine Jones, la fille de l’investisseur introuvable, fait également valoir qu’elles et son mari ont été touchés financièrement et « craignent maintenant de ne jamais pouvoir recouvrer leurs fonds ».

La déclaration ne semble pas avoir ému Mme Nelles outre mesure. Dans sa lettre, elle insiste qu’il y a une « différence fondamentale » entre les investisseurs vraisemblablement floués et la famille du financier. « Ce n’est pas la famille de Earl Jones qui a été laissée sans moyens financiers pour faire face à l’avenir », avance-t-elle.

Le financier montréalais Earl Jones est soupçonné d’avoir floué des dizaines d’investisseurs d’au moins 50 millions de dollars en orchestrant une gigantesque fraude pyramidale. Il est introuvable depuis que des investisseurs inquiets aient alerté les autorités à son égard. Vendredi, la Sureté du Québec a annoncé qu’elle mènerait l’enquête dans cette affaire.

Source: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2009/07/20090720-164911.html

  • Share/Bookmark

Earl Jones: les médias coupent les coins ronds

07.21.09

« Je ne suis pas très heureux de voir le lien que les grands médias tracent entre les cabinets et les représentants indépendants et ce charlatan d’Earl Jones, a soutenu Gino Savard, président de Mica Services financiers. Déjà que la confiance des consommateurs est au plus bas… »

Les grands médias ne semblent pas faire de différence entre les différents titres utilisés dans le secteur financier et mettent ainsi tous les professionnels dans le même panier originalement occupé seulement pas Earl Jones.

« Lorsque Céline Galipeau amorce son téléjournal en parlant d’Earl Jones comme d’un conseiller financier, c’est certain que ce n’est pas bon pour la profession », s’indigne Raymond Pratte, président du Regroupement indépendant des conseillers de l’industrie financière du Québec.

De son côté, Paul Dontigny Jr, président et fondateur d’Investissement PDJ qui se spécialise dans la gestion de portefeuille, soutient quant à lui que c’est la première fois qu’une nouvelle semblable suscite une réaction de la part de sa clientèle.

« C’est la première fois que ça affecte nos affaires, explique-t-il. Deux clients, que je connais depuis près de 25 ans, m’ont appelé afin de me poser des questions sur leur protection en cas de problème. Je ne suis pas inquiet, je sais que je suis rigoureux dans mon travail, mais ça affectera certainement la perception des nouveaux clients qui viendront me voir la semaine prochaine.»

Comment est-ce possible?

Les deux chefs d’entreprise se disent étonnés de savoir qu’Earl Jones a sévi durant plus de 40 ans sans ne jamais être détecté par aucune autorité en place. Pour Paul Dontigny, la fraude est possible, mais très difficile avec la réglementation actuellement en place.

« Ce qui m’étonne c’est qu’il a même contracté des emprunts pour ses clients et que les banques où ces prêts ont été faits n’ont jamais constaté que quelque chose clochait, souligne-t-il. Il faut se souvenir qu’il n’était pas inscrit auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Si quelqu’un veut frauder, c’est certainement plus facile de le faire en étant en dehors du système. »

« L’AMF n’a tout simplement pas assez de budget pour bien faire tout ce travail », ajoute-t-il.

Gino Savard craint quant à lui que cette malheureuse histoire n’amène de nouvelles réglementations qui viendraient s’ajouter à un fardeau légal déjà très lourd pour les plus petits cabinets. Il souligne d’ailleurs que les fraudeurs agissent très rarement au sein des familles de fonds connues et contrôlées par les autorités.

« Je me demande vraiment comment quelqu’un peut gérer entre 30 et 50 millions de dollars au Québec sans que l’AMF s’en rende compte, indique-t-il. Il ne faut pas suréglementer les mêmes personnes, il faut plutôt encourager les gens à questionner, à s’informer et s’assurer d’avoir des interlocuteurs à l’AMF afin de répondre aux questions des clients. »

Exode vers les banques à prévoir?

Plusieurs grandes banques semblaient croire que l’affaire Earl Jones allait probablement pousser de nombreux clients vers la « sécurité des grandes institutions financières ». Gino Savard ne croit pas à cette théorie.

« J’ai hâte de voir quel sera l’impact réel de tout ça, avance-t-il. Je serais très étonné de constater un revirement complet de la tendance. C’est quand même triste puisque l’industrie des services financiers indépendants est quelque chose en quoi je crois et qui a beaucoup d’importance. »

Pour Paul Dontigny, c’est un faux débat puisque la sécurité n’est pas nécessairement garantie au sein des banques.

« Il y a beaucoup moins de risques de se faire voler, comme dans le cas d’Earl Jones, dans une grande banque, avoue-t-il. Mais les médias ne mettent pas les mêmes efforts à rapporter des choses comme les modes de rémunération des représentants et certaines autres choses qui forment des abus beaucoup plus discrets, mais tout aussi coûteux au sein des banques. »

Selon Raymond Pratte, les clients des cabinets indépendants seraient tout aussi bien protégés que ceux des banques puisque « si la fraude survient chez le manufacturier le client sera indemnisé », et ce, pour autant que le conseiller indépendant soit inscrit et fasse affaire avec des sociétés reconnues.

Une chose fait toutefois l’unanimité : les clients doivent être éduqués davantage. Non seulement sur les produits, selon Paul Dontigny, mais également sur les modes de rémunération des professionnels afin d’en faire des investisseurs beaucoup plus avertis.

Gino Savard déplore d’ailleurs que les cours d’économie aient été retirés du programme d’éducation secondaire : « On retire l’enseignement de notions économiques de base à un Québec qui en a besoin comme jamais. »

Source: http://www.finance-investissement.com/nouvelles/industrie/earl-jones-les-medias-coupent-les-coins-ronds/a/22416

  • Share/Bookmark